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 L’Association des Enfants des Villages d’Indonésie (ADEDVI) débuta par la volonté des enfants du village d’avoir accès à plus de savoirs et connaissances, c’est-à-dire ils voulaient tout simplement apprendre ce qu’ils ne retrouvaient pas à l’école du quartier.

 
LES DEBUTS!
 
Tout débuta alors en 1999 lorsque quelques-uns de ces enfants du village de Tampaksiring (dans le centre de l'île de Bali en Indonésie) saisirent l’opportunité d’avoir une étrangère vivant au sein de leur communauté. Cette étrangère s’appelait Sandie, était de nationalité française et avait obtenu un Master de l’Université de Londres (S.O.A.S.). Elle parlait plutôt bien l’indonésien et comprenait un peu du dialecte balinais. Elle était totalement intégrée dans le village, vivait là avec son mari Balinais. Les enfants du village la connaissaient depuis des années. Dès qu’elle décida de s’installer définitivement dans le village, les enfants commencèrent à affluer chez elle pour leurs devoirs et avoir des leçons en anglais et français. D’un groupe de 5 enfants, cela devint rapidement 10, 15, 20 jusqu’à dépasser les 50 enfants ! Sandie devait établir un emploi de temps et les enfants furent divisés en groupes. Cependant, elle eut bientôt des difficultés à gérer tant d’enfants dont le nombre ne cessait de grandir… Elle mit des annonces dans le journal Bali Advertiser et, bientôt des expatriés et des bénévoles Indonésiens se présentèrent pour enseigner l’anglais et le japonais.
 
A présent, grâce aux dons de particuliers, de clubs et d'une subvention municipale, venant de France et d'ailleurs, l’association emploie une dizaine de personnels éducatifs Indonésiens mais compte toujours sur le bénévolat - expatriés ou touristes à Bali - et jeunes recherchant un stage en milieu éducatif.
 
Régulièrement, L'ADEDVI accueille de jeunes francophones effectuant un stage d'un minimum de 2 mois.
 
LA BIBLIOTHEQUE
 
Lorsque Sandie réalisa que les enfants du village aimaient beaucoup feuilleter ses propres livres ou des bandes dessinées, elle décida d’acheter quelques livres et revues en indonésien pour enfants. Les enfants adorèrent et en demandèrent encore et encore ! Une bibliothèque était née ! Un système d’emprunt a été mis en place grâce au travail efficace de Nyoman Arcana, un jeune du village, qui, après de brillantes études à l’université travaille maintenant dans le secteur de la gestion. Il avait également mis en place pendant une année, avec beaucoup de succès, une bibliothèque itinérante (perpustakaan keliling), afin que de plus en plus d’enfants en zone rurale aient accès aux livres (et apprennent à les aimer !), et que leurs professeurs voient ce qui peut être fait avec peu de moyens.
 
A l'occasion de la venue annuelle de la Présidente de Sourires d'Indonésie qui subventionne des projets éducatifs, Nyoman organise des visites d’écoles du village et alentours.
 
A travers la lecture, les enfants apprennent à aller plus loin dans leur vision du monde, modelé par leur environnement immédiat et par la communauté ; ils apprennent aussi à respecter les écrits, et éventuellement à aimer les mots, et ainsi cela pourra leur permettre de mieux s’exprimer en indonésien, ce qui est l’une des clés pour leur réussite scolaire (par exemple : les tests universitaires demandent un très bon niveau d’indonésien). Ils apprennent aussi à mieux connaître leur culture et leur identité à travers la lecture de contes ou de documents à caractère anthropologique ou ethnologique. Ils peuvent, en résumé, se faire leur propre idée et développer leur opinion.